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 - 19 mai 2019 - Saint Pierre-Célestin
Date : mardi 23 mars 2004 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Demandez et vous recevrez

Saint Jean 5, 1-16

A l’occasion d’une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C’est le sabbat ! Tu n’as pas le droit de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a rendu la santé, c’est lui qui m’a dit : ’Prends ton brancard, et marche !’ » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : ’Prends-le, et marche’ ? » Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Prière d’introduction Seigneur, je te remercie de ta sollicitude envers moi.
Bien que tu ne m’imposes jamais ta volonté ou ta présence, tu es toujours attentif à mes besoins. Même lorsque
je suis trop craintif ou trop fier pour demander ton aide, tu es
prêt à agir pour mon bien.

Pétition
Seigneur, que jamais je ne devienne trop indépendant
pour demander ton aide, ni trop fier pour l’accepter, ni
trop ingrat pour t’en remercier.

Réflexion

1. Une habitude vielle de trente-huit années. La plupart de ceux qui ont été
guéris par le Christ ont sollicité son aide. Ce n’est pas le cas de l’homme dans l’évangile d’aujourd’hui. Il
était simplement assis au bord de la piscine et ne s’attendait à rien de particulier : C’était devenu sa routine depuis trente huit longues années. Il avait déjà abandonné tout espoir. Il semble même indifférent à
la perspective d’une guérison. Le pessimisme mène toujours à
l’inactivité et à l’improductivité. Depuis combien de temps retardons-nous
la réception du sacrement de la réconciliation ? Depuis trente huit ans ou
trente-huit mois ou trente huit jours ? Quand est-ce que j’ai fait une bonne confession pour la
dernière fois ? Est-ce que je suis disposé à m’approcher du Christ
pour recevoir sa guérison, ou est-ce que je me contente de vivoter ?
Pensons à combien de grâces nous nous sommes privés simplement parce que nous ne sommes pas allés vers
Celui qui peut nous aider.

2. Jésus-Christ connaît notre situation. L’estropié n’a rien
demandé, pourtant Jésus lui pose la question : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Jésus connaît notre situation. Il sait que nous souffrons et que souvent nous ne pouvons pas comprendre le sens des évènements de notre vie. Il sait que cela nous exaspère et nous paralyse. Le Christ veut nous
entendre dire à notre tour : " Seigneur, je n’ai personne d’autre pour
m’aider." Ne nous laissons pas effrayer par le sacrement de la réconciliation. Le
Christ connaît déjà notre péché et ne veut rien d’autre que de
nous aider. Il est venu dans le monde — il vient dans
notre monde — non pas pour le condamner, mais pour le sauver.

3. Jésus-Christ connaît également l’état de notre âme. Non
seulement Dieu nous a créé, mais il nous recrée le jour de
notre baptême et par le sacrement de la réconciliation, et en fait, à chaque
moment de nos vies. Le Christ ne se contente pas de nous
donner un soulagement purement physique. Il veut aussi guérir l’âme
. La guérison physique de cet homme n’était
pas de sa propre initiative mais de celle du Christ. De même, le Christ
va le chercher dans le
Temple pour l’éclairer sur l’effet handicapant du
péché : « Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore. » . Est-ce que je suis disposé à suivre la prescription
spirituelle du Christ pour mon âme, ou suis-je seulement intéressé
par un traitement physique ou par quelque avantage matériel ?

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu redonnes l’espoir au
monde. Tu me tends la main quand il y a personne d’autre pour
m’aider. J’ai honte car tout trop souvent je viens à toi seulement en
dernier recours après que tous mes efforts aient échoué. Tant de fois
tu as croisé mon chemin et je n’ai même pas pensé à
faire appel à toi. Seigneur, je te remercie de ton attention pour moi
et je te demande de m’apprendre la gratitude.

Résolution
Avec la grâce de Dieu, je tâcherai d’aider quelqu’un qui a perdu l’espoir en lui apprenant à voir avec les yeux de la foi.



Cette méditation a été écrite par



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