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 - 23 juillet 2019 - Saint Apollinaire
Date : jeudi 4 août 2005 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

L’Eglise du Christ

Saint Matthieu 16,13-23

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie. A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Prière d’introduction Seigneur Jésus, je crois en toi. Je crois que tu as pris chair de notre chair et que tu as vécu parmi nous il y a 2 000 ans. Je crois que tu as voulu prolonger ta présence parmi nous jusqu’à la fin des temps dans ton Eglise. Sois remercié pour ce don de toi-même et pour celui de ton Eglise.

Demande Seigneur, aide-moi à aimer ton Eglise avec le même amour que je crois avoir pour toi.

Points de réflexion

1. L’ « irruption » de la révélation. Un jour, marchant dans la région de Césarée de Philippe au milieu de temples dédiés à divers dieux, Jésus demanda à ses disciples ce que les hommes disaient de lui. Simon est le premier des apôtres à recevoir la grâce de proclamer la foi que les Chrétiens continueront de proclamer tout au long des siècles : « Jésus est Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père ». C’était vraiment un jour à marquer d’une pierre blanche : la découverte de la vérité au sujet de Jésus et en même temps la révélation de la nature de Dieu. Ce jour-là, Jésus révèle encore autre chose. Il donne un autre nom à Simon : Pierre, c’est-à-dire, roc. Tous les Juifs pieux qui connaissaient les psaumes de l’Ancien Testament savaient que Dieu était le Rocher. Par exemple, on lit au Psaume 18, verset 32 : « Qui donc est dieu sinon le Seigneur ?
Qui donc est le roc sinon notre Dieu ?
Dieu, le rocher, est un refuge pour son peuple :
« Il me cache au secret de sa tente,
Il m’élève sur un rocher. » (Ps 27, 5)
Comment se fait-il que Jésus, le Fils de Dieu, appelle Simon, le pêcheur,
un « rocher » ? Le Christ qui est « Dieu, mon rocher » veut ainsi confirmer dans la foi tous ceux qui le suivront et qu’il appelle dès maintenant « son Eglise ». Il agit ainsi par l’intermédiaire de Pierre. C’est vraiment une institution, l’institution du ministère de Pierre que nous, Catholiques, appelons la Papauté, défenseur du dépôt de la foi et « le signe visible et perpétuel et le garant de l’unité de l’Eglise »
(Lumen Gentium, 23) Emerveillons-nous de cette révélation.

2. La foi dans le Christ, la foi dans l’Eglise. Les Catholiques ont toujours cru qu’il ne pouvait pas y avoir de fracture entre la foi en Dieu, la foi dans le Christ et la foi dans l’Eglise. Le Credo que nous proclamons chaque dimanche à la messe commence ainsi : » Je crois en Dieu » et finit par : « Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique. » Croire en l’Eglise signifie croire que son enseignement, - confirmé par l’autorité de ses successeurs, les papes,- est vraiment l’enseignement du Christ. L’autorité du Pape et des évêques en communion avec lui, c’est l’autorité du Christ lui-même. Dans l’Eglise, le Christ est réellement parmi nous aujourd’hui. C’est l’Eglise contre laquelle- le Christ l’a promis- les portes de l’enfer ne prévaudront pas. Il a promis qu’il serait avec nous, dans son Eglise, jusqu’à la fin des temps. Je dois croire dans l’Eglise comme je crois au Christ. Et je dois aimer et chérir l’Eglise du même amour que celui que j’ai pour le Christ. Est-ce que ma façon de parler du Pape, des évêques, des sacrements, reflète mon amour et ma dévotion pour l’Eglise ? Est-ce qu’il ne m’arrive pas de critiquer l’Eglise tout en affirmant mon amour pour le Christ ?

3. L’Eglise souffre. La dernière partie de l’Evangile d’aujourd’hui est aussi éclairante. Aussitôt après avoir instauré Pierre comme son vicaire sur terre, le Christ reproche à Pierre ses vues qui sont celles des hommes et non celles de Dieu. Ce qui montre que l’Eglise ne doit jamais être considérée comme étant une institution purement humaine. Bien qu’elle soit constituée d’hommes faibles, le Christ garantit qu’en dépit de tout, son Eglise sera sainte. L’Eglise doit avoir le même esprit et le même coeur que le Christ. Elle ne doit jamais rechercher la puissance politique, les richesses, et l’influence comme une fin en elles-mêmes. Le signe indubitable que l’Eglise est vraiment unie au Christ c’est quand elle souffre comme le Christ. Nous, les Catholiques, ne devons pas être surpris que l’Eglise- et ce qu’elle représente- ait été persécutée de siècle en siècle. Cela est évident dans les persécutions et les répressions violentes. Cela peut être considéré comme une tentative de
« modernisation » et de « sécularisation » de l’enseignement de l’ Eglise et de son action. L’enseignement de l’Eglise est sujet à être « politiquement correcte » et la charité chrétienne peut devenir une action sociale sans esprit de charité. Les fidèles de l’Eglise doivent demeurer fidèles à la mission du Christ et des authentiques instruments de salut pour le monde entier.

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, aide-moi à aimer ton Eglise puisqu’elle est ton Corps Mystique. Fais que cet amour croisse. Je veux me réjouir quand elle se réjouit et souffrir quand elle souffre. Montre-moi de quelles façons j’ai pu dissocier l’Eglise de ton Corps Mystique. Accorde-moi de mieux suivre l’enseignement moral et doctrinal de l’Eglise afin que ma foi en toi soit plus cohérente. Marie, mère de l’Eglise, fais que je voie que l’Eglise est ma Mère.

Résolution Si l’occasion se présente aujourd’hui, je parlerai avec amour et fidélité du Pape, des évêques et des institutions ecclésiales car parler avec affection de l’Eglise, c’est parler avec affection du Christ.



Cette méditation a été écrite par



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