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 - 18 septembre 2019 - St Joseph de Cupertino
Date : dimanche 16 octobre 2005 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Nous lui appartenons

Saint Matthieu 22, 15-21

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? -De l’empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Prière d’introduction Seigneur, Jésus-Christ, je me tiens devant toi, m’unissant à toi et à ton plan pour ma vie. Merci de m’appeler à la prière. Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Je crois que tu as quelque chose à me dire aujourd’hui. Hier je n’étais pas prêt. Demain sera trop tard. Parle maintenant à mon âme dans le silence de mon coeur. Donne-moi la grâce de répondre loyalement à tes inspirations.

Demande Seigneur, que je me rappelle à chaque instant ce que je suis : un chrétien.

Points de réflexion

1. Signé. Le signe de la croix est probablement une des premières gestes religieux que nous avons appris à faire. Que cela ait été nos parents, nos frères ou nos soeurs ou quelqu’un d’autre, quand ils ont prié, traçant la croix sur eux-mêmes, nous avons essayé de les imiter. C’est touchant de voir les efforts des enfants en bas âge pour faire avec leurs petites mains un signe de la croix. Mais combien de fois réfléchissons-nous à ce que nous faisons quand nous faisons le signe de la croix ? Le pape Benoît XVI, dans son livre ‘L’Esprit de la Liturgie’, dit : "Faire le signe de la croix est un ’oui’ public et visible à celui qui a souffert pour nous, à celui qui dans le corps a rendu l’amour de Dieu visible, à un Dieu qui règne non pas par la destruction mais par l’humilité de la souffrance et de l’amour qui est plus fort que toute la puissance du monde et plus sage que toute l’intelligence calculatrice des hommes." En nous signant, nous disons que nous croyons en la puissance de la croix et en particulier en ce qu’elle signifie pour notre propre vie - que notre corps ressuscitera. Nous nous signons pour indiquer que nous appartenons à celui qui nous a rachetés par son sang sur la croix, le Père, le Fils, et l’Esprit Saint. Nous sommes signés et nous appartenons à Dieu. Le signe de la croix est un rappel quotidien que nous devons donner à Dieu ce qui est à Dieu, c’est-à-dire, nous- mêmes.

2. Livré à Dieu. A la dernière cène, Jésus a prié : "Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde... Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant même la création du monde. "(Jean 17, 16-24). Et c’est là où nous devons être : là où nous verrons la gloire de Dieu et où nous serons avec lui. Parce que nous avons été baptisés dans sa vie, nous sommes marqués et nous le rappelons par un signe extérieur visible quand nous faisons le signe de la croix avec de l’eau bénite. Il nous appartient — par nos pensées, nos paroles, et nos actions — à vivre cette vérité avec cohérence, donnant à Dieu ce qui est Dieu.

3. Détaché. Il est beaucoup plus facile de vivre le détachement si nous réfléchissons à la nature éphémère de ce monde. Le pape Jean Paul II, méditant sur le psaume 145, écrit : "L’homme se trouve alors face à un choix radical entre deux possibilités antagonistes : d’un côté, il y a la tentation de "mettre sa foi dans les princes" en adoptant leurs critères inspirés par la méchanceté, l’égoïsme et l’orgueil. En réalité, il s’agit d’une voie glissante et vouée à l’échec, c’est "un sentier tortueux, une piste oblique" , qui a comme point d’arrivée le désespoir. En effet, le Psalmiste nous rappelle que l’homme est un être fragile et mortel, comme le dit le vocable ’adam’, qui en hébreu renvoie à la terre, à la matière, à la poussière. L’homme - répète souvent la Bible - est semblable à un palais qui s’émiette , à une toile d’araignée que le vent peut rompre, à un brin d’herbe verdoyant à l’aube, mais desséché le soir ." Donnons donc " à l’empereur" ce qui est de ce monde en l’abandonnant ou en s’en détachant tout simplement. Nous donnons ce qui est éternel, à savoir nos âmes, à Dieu parce que nous lui appartenons.

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus- Christ, je prends vraiment à coeur tes paroles de vie éternelle. Les choses de ce monde m’attirent et parfois je me laisse influencer par ceux qui essayent de me convaincre d’ y mettre ma confiance. Que jamais je ne sois trompé par ce monde mais que je garde mon coeur réglé sur le monde qui ne passera jamais. Alors, je verrai ta gloire et je serai rempli de ta grâce pour toujours. Amen.

Résolution Aujourd’hui j’examinerai ma conscience pour faire le "nettoyage de printemps" de mon âme. Je me garderai de m’attacher aux biens du monde, ne voyant en eux que des moyens pour progresser vers la sainteté et je ne m’y attacherai que dans la mesure où ils me servent de tremplin vers la communion avec Dieu.



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