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 - 28 juin 2022 - Saint Irénée
Date : mardi 29 avril 2008 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Condamnation et Justice

Saint Jean 16, 5-11

A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : ’Où vas-tu ?’ Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cœur est plein de tristesse. Pourtant, je vous dis la vérité : c’est votre intérêt que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il dénoncera l’erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car l’on ne croit pas en moi. Il montrera où est le bon droit, car je m’en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus. Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné. »

Prière d’introduction Seigneur, je crois en toi parce que tu t’es fait connaître à moi. Je désire te connaitre davantage chaque jour. Que ma connaissance de toi soit simple, vraie et personnelle. J’espère en ta grâce parce que je me rends compte de mon inclination au mal et je connais ma faiblesse. Comme expression de mon amour pour toi, je veux vivre comme tu voudrais que je vive. Je veux te plaire en chacune de mes actions.

Demande Seigneur, augmente ma foi.

Points de réflexion

1. "Il montrera où est la condamnation. " Pourquoi le Christ parle-t-il ici de condamner le monde ? N’est-il pas venu non pas "pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui" (Jean 3, 17) ? Qu’en est-il alors : la condamnation ou la libération ? En réalité, il s’agit des deux. Si tu ne te rends pas compte que tu es malade, tu n’iras pas chez le médecin. Ainsi, nous devons d’abord nous rendre compte que nous sommes pécheurs, pour pouvoir ressentir le besoin d’un Sauveur. Le plus grand danger de la société d’aujourd’hui n’est pas qu’elle soit pécheresse : le péché abonde dans le monde depuis Adam et Eve. Le plus grand danger est de ne plus reconnaitre le péché en raison du relativisme moral (Jean Paul II, La Splendeur de la Vérité, no. 32). "La nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d’un critère de sincérité, d’authenticité, d’« accord avec soi-même » du relativiste." Par conséquent, l’Esprit doit d’abord nous faire découvrir que nous sommes égoïstes, pécheurs et nécessitant un Sauveur. Alors le travail de la conversion peut commencer.

2. "Il dénoncera l’erreur du monde sur le péché…car l’on ne croit pas en moi. " Est-ce que Jésus dit que chaque non-croyant est un pécheur indigne du salut ? Ceci semble être confirmé en Jean 3,18 : " Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé. ".L’Eglise enseigne que les personnes, qui sans faute de leur part ne connaissent ni le Christ ni son Eglise, peuvent être sauvées en suivant les préceptes de leur conscience (CEC, no. 847). Ceci dit, il existe le danger de la volonté de la non-croyance : "C’est que l’esprit de ce peuple s’est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur esprit ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse."(Matthieu 13,15). Alors qu’ils voyaient, certains ont choisi de ne pas croire parce que cela aurait exigé un changement de leur part. C’est ce rejet conscient de la vérité par entêtement qui doit être évité à tout prix.

3. La justice. La résurrection du Christ et l’envoi de l’Esprit Saint sont des preuves de la justice et de l’authenticité du Christ. Il est ce qu’il a prétendu être : le Messie, le fils du Dieu vivant (Matthieu 16,16-17). Il est également juste que le Christ, ayant accompli sa mission, retourne au Père. La justice du Christ nous est offerte : nous n’avons qu’à l’accepter. Sa mission était de condamner Satan, le père des mensonges, et de nous rétablir à son image et à sa ressemblance. Par son sacrifice nous sommes devenus beaucoup plus que des esclaves libérés : nous sommes devenus les enfants adoptifs de Dieu (Jean 1,12).

Dialogue avec le Christ Seigneur, j’ai conscience de l’importance de la foi : je te demande d’augmenter ma foi. Tu m’offres continuellement tant de grâces : fais que je puisse en tirer un plein profit et les employer selon ta volonté. Garde-moi de l’égoïsme aveugle et suffisant qui me conduit à tourner le dos à ta parole de vérité. Seigneur, je veux te suivre ! Je veux t’aimer ! Sauve-moi, Seigneur !

Résolution Pendant mon examen de conscience aujourd’hui j’identifierai mes défauts avec honnêteté, et j’exprimerai une plus grande confiance en la miséricorde de Dieu dans ma vie.



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