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 - 26 juin 2019 - Saint Jean et Saint Paul
Date : mercredi 16 avril 2003 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

L’amour fidèle

Saint Matthieu 26, 14-25

Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d’argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ’Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui l’as dit ! ».

Réflexion

- 1) « L’un de vous va me livrer. » Dans ce passage, nous contemplons deux choix de vie diamétralement opposés. L’un se résume avec les mots : « Qu’est-ce que vous me donnerez ». Ici, le « moi » est le centre autour duquel le monde évolue. Toute chose est justifiée à partir du moment ou elle me sert, moi, mes désirs, mon confort, mes projets. Cette manière de vivre mène à des ignominies jusqu’alors inimaginables : « qu’est-ce que vous me donnerez si je vous le livre ? »

Les paroles des apôtres représentent un autre choix de vie. « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » demandent-ils. Le Christ est le centre de leurs préoccupations. Ce qui leur importe, c’est sa volonté, ses choix et ses projets. Les apôtres se sacrifient continuellement afin de plaire au Seigneur et de l’aider à faire aboutir son plan pour sauver le monde, même s’ils ne le comprennent pas ou s’il leur semble ne rien y gagner pour eux-mêmes. Quelle manière de vivre donne la paix, la joie, l’amour, l’amitié, le bonheur et la vie éternelle ?

- 2) Jésus Christ a choisi la croix. Livre II, chapitre 12 de l’Imitation de Jésus Christ aborde le thème de mourir à soi-même afin de gagner la vie : « Pourquoi donc craignez-vous de porter la Croix, par laquelle on arrive au royaume du ciel ? Dans la Croix est le salut, dans la Croix la vie, dans la Croix la protection contre nos ennemis. C’est de la Croix que découlent les suavités célestes. Dans la Croix est la force de l’âme ; dans la Croix la joie de l’esprit, la consommation de la vertu, la perfection de la sainteté. Il n’y a de salut pour l’âme et d’espérance de vie éternelle, que dans la Croix. Prenez donc votre Croix et suivez Jésus, et vous parviendrez à l’éternelle félicité. Il vous a précédé portant sa Croix et il est mort pour vous sur la Croix afin que vous aussi vous portiez votre Croix, et que vous aspiriez à mourir sur la Croix. Car si vous mourez avec lui, vous vivrez aussi avec lui (Rom. 6, 8) et si vous partagez ses souffrances, vous partagerez sa gloire. Ainsi tout est dans la Croix, et tout consiste à mourir. Il n’est point d’autre voie qui conduise à la vie et à la véritable paix du coeur que la voie de la Croix et d’une mortification continuelle. »

- 3) Le cœur du Père. Contemplons la douleur du cœur de Jésus quand nous nous détournons de son amour. C’est une douleur semblable à celle du roi David quand il a appris la mort de son fils Absalon, celui qui avait comploté contre lui : « Le roi pleure et se lamente à cause d’Absalon. Le roi est affligé à cause de son fils. Le roi s’était couvert le visage, et il criait à haute voix : Mon fils Absalon ! Absalon, mon fils, mon fils ! » (2 Samuel 19,1)
Contempler le cœur du Christ : le cœur d’un père qui s’offre pour mourir à notre place, malgré notre infidélité.

Prière

Seigneur, que ma prière soit toujours le reflet d’un cœur généreux comme celui des apôtres quand ils demandèrent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Que j’aime la croix comme la seule façon de t’aimer toi. Que j’ai de la douleur pour les offenses, petites et grandes, faites à ton amour. Que cette douleur me conduise à renouveler mon amour pour Toi en accomplissant mon devoir quotidien par amour.

Résolution

Prendre l’habitude de demander au Seigneur : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »



Cette méditation a été écrite par

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire

» L’amour fidèle
» Serait-ce moi, Seigneur ?
» L’obscurité du péché
» Judas


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